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A la découverte du lac Yesa en Espagne !


Publié le 06/02/2016 dans la rubrique « Dans le reste du monde ».

A la découverte du lac Yesa en Espagne !

  • Découvrez ici toutes les photos du lac Yesa en Espagne

    - Expédition : Week-end au lac Yesa en Espagne
    - Activités : Découverte d'un village fantôme, visite du lac Yesa et camping sauvage dans un camping abandonné
    - Date de l'expédition : 14 et 15 septembre 2013
    - Lieu : Lac Yesa Espagne / Le village abandonné Escó

    Les coordonnées des étapes du séjour :

    - Lac Yesa : 42°37'15.5"N 1°06'15.0"W
    - Escó (village abandonné) : 42°37'3.6"N 1°3'27.59"W
    - Bivouac (camping abandonné) : 42°35'7.7"N 1°4'40.8"W
    - Le petit village de Ruesta : 42°35'20.3"N 1°4'32.9"W
    - Le petit village d'Urriés : 42°31'10.2"N 1°7'40.1"W


    A la découverte du village fantôme d'Escó !

    Ma mémoire s'active de nouveau, pour vous conter un fabuleux souvenir et l'un de mes plus beaux bivouacs sauvages. Toujours aidé des paysages pixelisés qui demeurent sagement sur les octets d'une clé USB, comme un cerveau de secours en cas de défaillance de celui physique qui orne ma boîte crânienne, je vais vous narrer cette aventure du lac Yesa en Espagne.

    Nous sommes en septembre 2013, je profite d'une arrière-saison comme l'Espagne sait les offrir dans ce qu'il y a de plus doux et agréable vivre. Lors de mes recherches sur internet pour trouver un nouveau lieu à découvrir, une multitude de forums et autres blogs mentionnaient un lac merveilleux, le nommant comme étant l'un des plus beaux lacs d'Europe. Ce lac, nommé Yesa, est aujourd'hui la conclusion de mon GPS, il m'y mène tranquillement au fil des routes, passant de petits chemins en voies, d'avenues en minuscules villages.

    Je m'avance, la frontière pointe sa ligne imaginaire qui me propulse au coeur des Pyrénées espagnoles. J'avance encore et mon regard est percuté sèchement d'une vision étrange, j'aperçois au loin un village damné, je vois la cité d'Atlantis que les Espagnols auraient « désengloutie » pour la poser sur cette colline qui me fait face. Je stoppe la voiture d'un coup de volant sur le bas-côté, me charge du pique-nique que l'heure annonce, et j'embarque auprès de mes chaussures de rando pour qu'elles me conduisent quelque 2 kilomètres plus loin, au pied de cette colline surprenante.

    Je l'ai probablement indiqué lors de mes narrations précédentes, mais je réitère cette affirmation, j'affectionne tout particulièrement ce type d'endroit, il est pour moi une trame vierge pour créer mon histoire, pour imaginer et m'évader... et cela même si le passé a comme ici rempli son devoir de vestige, de mémoire, en l'enfermant dans chacune des pierres qui demeurent encore dans ce village fantôme. Voir une ruine et tenter d'imaginer la vie qu'elle a jadis renfermée est fabuleux pour l'éveil des facultés à créer des histoires. Est-ce de la joie mêlée de dur labeur qu'elle renferme ? Est-ce l'âtre d'un professeur des écoles, vivant à la façon de « La gloire de mon père » ? Voir le futur et entrevoir le passé, c'est exactement ça. Les ruines sont pour moi comme un présent arrêté entre ces 2 temps, c'est juste jouissif pour mon esprit.

  • Le village abandonné d'Escó (une belle façon de s'évader) :

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    Pas de route, pas d'antenne sur les toits, qui d'ailleurs pour certains ne sont même plus en place sur les charpentes mises à nu, offertes aux dents dévoreuses des éléments qui inévitablement les feront disparaître avec le temps. Seules de vieilles pierres, assemblées par la sueur de vrais maçons d'autrefois ornent encore ces vestiges. De petites ruelles en montée me font faire la visite du village, et je ne peux m'empêcher de penser au gâchis que cet abandon représente, tant la vie devait être douce ici, profitant des hauteurs pour admirer les paysages, notamment le majestueux lac Yesa en contrebas, tant le soleil et la tranquillité y sont propices au lézardage, aux siestes ombragées et autre douceurs du même genre.

    Des arbres ombragent certains quartiers, de vieux câbles électriques entrecoupent le ciel bleu, mentionnant que ce village n'a pas été déserté au temps des chandeliers, d'anciens jardins accolés aux maisons offrent aux ronces le loisir de s'épanouir pleinement, remplaçant probablement les parterres de fleurs ou les jardins potagers de jadis, et des balcons rouillés prêt à rendre les armes fleurissent sur chacune des cartes postales que produisent mes yeux, quel que soit l'endroit que je regarde. En haut, les restes d'une grande église surplombe tout le village et donne une magnifique vision sur le lac Yesa. Voilà, ma visite est terminée, je me pose sous un arbre au milieu du village pour manger et je repars, posant un dernier regard sur un tableau que le temps est le seul à pouvoir produire.

  • Les vestiges du village abandonné d'Escó, un lieu à visiter pour une balade agréable :

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    Les abords du lac Yesa !

    Le ventre plein d'un 13h bien passé, l'imagination rassasiée d'une visite splendide, je reprends la route en longeant le lac Yesa. De bien beaux paysages s'offrent à mes vitres ouvertes que la chaleur oblige, je roule attentif. J'avance sans réel but, scrutant les environs à la recherche d'un « attire l'œil » suffisamment intéressant pour me donner l'envie d'une visite. Et c'est sans trop rouler que ce lieu se présente, c'est un petit village (Ruesta), enfin un hameau de quelques âmes qui me donne envie d'une pause et d'une bière bien fraîche.

    Ce village aussi, s'adonne à laisser de vielles pierres se soumettre, ignorées des gens, au temps qui passe, à l'usure indélébile que laisse l'empreinte des siècles qui vont, mais à l'inverse du village d'Escó, celui-ci abrite encore un restaurant-bar, quelques villageois et même une auberge pour les randonneurs de passage, celui-ci étant sur le tracé de Saint Jacques de Compostelle. Après une bière fraîche, je décide de longer le sentier Saint Jacques de Compostelle qui traverse ce minuscule village et s'enfonce dans la verdure. La ballade est tranquille et verdoyante sur un sentier qui finit par se jeter dans une rivière, qu'un pont permet de franchir sans avoir à se mouiller. Une petite pause plus tard à faire trempette dans la rivière, je reprends le chemin qui maintenant débouche sur un endroit surréaliste, un lieu encore abandonné, cette fois je suis dans la version camping du village d'Escó.

  • Une rivière bien rafraîchissante au pied du camping abandonné :

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    C'est un camping sans campeur, ni caravane, sans cri ni rire, mais pour le reste tout est là : les emplacements pour les caravanes que l'herbe haute dissimule, le coin grillade collectif qui n'offre plus aucune odeur de viande grillée, ou encore le préau pour les repas tous ensemble que plus aucun jour de pluie ne parvient à rassembler. Cela pourrait sembler triste au premier regard, mais pour moi c'est un lieu unique, magique et curieux à la fois. Je fais le tour du camping avant de faire demi-tour pour retourner à la voiture et chercher un coin accueillant pour le bivouac, un coin face au lac Yesa.

    Le Bivouac … C'est en cherchant ailleurs que l'on revient parfois là où nous étions au départ !

    Trouver un lieu de bivouac est parfois aussi simple que de tourner la tête, parfois un peu plus difficile, tout dépend de l'humeur et du souhait du moment. Je me suis parfois contenté de lieux médiocres en les considérant comme agréables et inversement. Pour l'heure, je suis d'humeur à trouver un lieu parfait donnant sur le lac Yesa, ce qui rendit ma recherche vaine, aucun endroit ne semblait refléter cet aspect de ma recherche. Dans un élan de lucidité, je fais marche arrière et je finis par tomber sur l'endroit recherché, c'est un petit chemin qui s'enfonce dans la forêt, mais malheureusement deux plots de béton qu'une énorme chaîne relie me barre la route.

    Pas de panique me dis-je, une chaîne, aussi grosse soit-elle, ne reste qu'une suite de maillons toujours prêts à être désolidarisés. Je sortis donc la masse du coffre, tapa un grand coup sur la chevillette... et la bobinette céda !! ... Je plaisante, l'histoire est pour cette fois beaucoup plus banale, la chaîne était tout simplement attachée par un cadenas cassé. J'ouvris ce dernier et pris le chemin de terre garni de trou que le terme de son entretien avait agencé, et me voilà ainsi au camping abandonné où je m'étais baladé plus tôt dans la journée.

  • Le camping abandonné qui sera mon bivouac fabuleux :

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    Durant ce bivouac, j'ai arpenté le lieu de long en large, visité les moindres recoins, passé du temps à flâner au milieu de l'empreinte des touristes et campeurs que le temps jadis avait invités, puis s'était lassé de leur présence pour je ne sais quelle raison. Ce lieu reste l'un des plus beaux bivouacs que j'ai faits à ce jour (dans le sens de l'insolite), il m'a simplement permis de retomber en enfance, ayant librement le loisir de faire du toboggan, de la balançoire ou encore de grimper au totem d'escalade toujours en place, bien que plus très solide. Je me suis évadé complètement en créant mon histoire, tantôt de fin du monde, parfois d'une civilisation éteinte (et oui, je suis la génération bercée par les Stargate, les Stargate Atlantis ou Universe). C'est vraiment un endroit que je n'oublierai pas, tant il fut amusant et divertissant, sans oublier confortable, du fait que j'avais à disposition une table, des bancs, une douche naturelle à l'eau tiède (la rivière) et bien d'autres choses.

    Sur le retour je découvrirais le charmant village d'Urries et une usine à l'abandon. Voilà, cette histoire se termine mais une autre arrivera prochainement ;)



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